PLFSS 2026 : pourquoi nous avons dit non aux mesures contre les médecins

Député du Territoire de Belfort

PLFSS 2026 : pourquoi nous avons dit non aux mesures contre les médecins

9 janvier 2026 Lettre 0

Madame, Monsieur, cher Docteur,

Vous aviez été nombreux à nous interpeler afin de nous faire connaître votre opposition à différentes mesures du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour l’année 2026, notamment concernant les articles 24 et 26 que le Rassemblement national avait permis de supprimer.

Ainsi, partageant votre désarroi face à ces mesures contreproductives, les députés de mon groupe parlementaire souhaitent vous rappeler leur opposition lors de l’examen du budget sur :
➔ la possibilité pour l’Assurance-maladie de baisser unilatéralement les tarifs des consultations et des actes en cas de rentabilité jugée excessive ;
➔ l’instauration d’une surcotisation sur les suppléments d’honoraires des médecins du secteur 2 ;
➔ le non-remboursement par l’Assurance maladie des actes et prescriptions des médecins en secteur 3 (mesure macroniste votée grâce à leur alliance avec la gauche).

Par ailleurs, le mardi 16 décembre 2025, le Rassemblement national avait une nouvelle fois voté unanimement contre la copie définitive du budget de la Sécurité sociale pour tenter de contrecarrer définitivement son insuffisance et sa dangerosité pour de nombreux acteurs de la santé comme pour les assurés. Vous le savez, elle a finalement été adoptée grâce à l’alliance habituelle du gouvernement tantôt avec les socialistes ou les écologistes, tantôt avec les Républicains.

Si nous avons ainsi tout tenté pour que votre exercice ne soit pas injustement impacté sous couvert d’économies à réaliser par un gouvernement qui ne cesse de tracer des voies budgétaires insuffisantes et toujours plus désastreuses, le Rassemblement national souhaite vous rappeler qu’il considère comme inadmissible que les professionnels de santé, y compris les médecins libéraux deviennent les boucs émissaires de la dette chronique de la Sécurité sociale ou des variables d’adaptation de notre système de distribution de soins.

Restant à votre disposition pour tout autre renseignement, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, cher Docteur, en notre soutien le plus ferme ainsi qu’à l’expression de nos salutations les plus sincères.